RÉCIT DE VOYAGE | RUSSIE - LES MONTS OURAL

L A T R A N S H U M A N C E DU P E U P L E D E S K O M I S


Peu de personnes connaissent le Pays des Komis, une république autonome de Russie Grande comme les trois quarts de la France. Moins encore ont la curiosité de visiter le pays et ses forêts vierges boréales. Claude-Marie Auger, photographe française, nous emmène à la découverte de ce peuple nomade au travers d’un récit de voyage en images.


Il faut aller loin pour faire la connaissance d’Yvan et d’Alexandra. Ils sont tous les deux éleveurs de rennes, entourés de leur clan familial. Eux-mêmes possèdent quelques rennes, mais en réalité ils sont salariés d’une entreprise que les anciens appellent encore parfois « Sovkhoze ». Ils gèrent un troupeau de 6000 rennes. Ils sont « Komis » et occupent l’Est-Nord-Est de l’Oural. Leurs semblables, les « Nénetses », parcourent le nord dans le Yamal et les Khantys plus à l’ouest. Ils habitent divers lieux au fin fond de la toundra,  au 66° Nord du cercle polaire, au pied de l’Oural. Cette grande chaîne de 2000 km s'étend du nord au sud et marque la frontière entre l’Europe et l’Asie.


En septembre, quand les prémices de l’automne s’annoncent, les mélèzes prennent leur plus belle parure. Les myrtilles tapissent les sols spongieux, et avec les saules nains, la terre humide flamboie de mille couleurs. Le vent souffle et déchire les nuages qui vont porter au loin leur part de chagrin. Les premières aurores boréales apparaissent. C’est l’été indien ! il est temps de quitter le campement d’été et de conduire le troupeau vers les grands espaces.


Les Komis vont remonter la rivière « Lagota », traverser l’Ob, ce grand fleuve qui charrie les eaux  à travers la Sibérie et s’acheminer vers leur campement d’automne. Ils y séjourneront un mois ou deux en attendant que la neige tombe. Quand l’Ob sera gelé ils retraverseront pour reconduire le troupeau à l’hivernage pendant 2 mois, au pied des forêts, là où, sous la neige molle plus facile à gratter, se cache le lichen. La vie s’écoule au rythme des changements de campement, au gré de la météo, et pour assurer la survie de leurs rennes ; tels des oiseaux migrateurs, ils vont parcourir ainsi 400km, fuyant l’hiver et les 400 autres pour revenir à leur quartier d’été à la fin du printemps... »» Lire la suite du reportage ««


Photos et Textes

Claude-Marie Auger


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